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Gestion dans la transparence, une préoccupation

Sidwaya du 09 novembre 2010

samedi 23 octobre 2010, par Service d’information

Il s’est tenu vendredi 6 novembre 2009 à Ouagadougou, une rencontre de concertation entre le comité de supervision de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives du Burkina Faso (ITIE/Burkina) et les partenaires techniques et financiers. L’objectif de cette rencontre était de mobiliser des fonds nécessaires pour un développement durable du secteur minier

L’Initiative pour la transparence dans les Industries extractives du Burkina (ITIE/Burkina) est une structure qui vise à assurer une gestion saine de nos ressources minières, en minimisant la survenue des conflits sociaux généralement engendrés par un déficit de bonne gouvernance. C’est dans ce cadre qu’une rencontre a eu lieu vendredi 6 novembre 2009 à Ouagadougou et a réuni les membres du comité de pilotage, les sociétés minières, les ONG et associations du secteur minier et la Banque mondiale, chef de file des partenaires techniques et financiers. Les échanges ont visé à établir un partenariat capable de doter le secteur minier du Burkina d’une stratégie de développement durable en conformité avec les principes et critères de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives.

Lancée en 2002, l’ITIE regroupe déjà près d’une trentaine de pays. Le Burkina Faso y a adhéré en tant que candidat le 15 mai 2009 et dispose d’un délai de deux ans, jusqu’en mai 2011 pour se voir accepter comme pays conforme. Pour atteindre ces objectifs fixés, l’ITIE/Burkina doit être soutenue par un partenariat solide sinon accompagnée par une solidarité internationale agissante pour être au rendez-vous.

La Banque mondiale et la Banque africaine de développement ont déjà épaulé l’ITIE dans la mise en œuvre de la phase initiale, pays candidat. Le ministre en charge des Mines, Abdoulaye Abdoul Kader Cissé a interpellé l’ensemble des partenaires techniques et financiers. Il les a exhortés à soutenir le processus ITIE/Burkina.
"L’ITIE donne une possibilité au Burkina Faso de bénéficier de réseaux très importants à l’extérieur de notre pays. Nous devons l’accompagner dans une expertise qui va lui permettre de mieux cerner les contours de la comptabilité au niveau national en confrontation avec les pratiques internationales. Ce processus est le bienvenu pour notre gouvernement, la population et pour la société civile", a-t-il signifié.

Et la représentante de la Banque mondiale, Galina Y. Sotirova d’ajouter que "le Burkina Faso disposant d’un code minier, a toutes les dispositions nécessaires pour pouvoir gérer, avoir une bonne utilisation dans la transparence du secteur minier. Il pourra dans le futur, renforcer les ressources humaines et les capacités au niveau du gouvernement".

Au cours de cette concertation, des informations ont été données sur les procédures accélérées d’accès aux ressources mobilisables par les structures de coopérations techniques et financières compétentes pour mieux appréhender les démarches à suivre pour accéder aux financements requis.

Afsétou SAWADOGO