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Compte rendu de la rencontre avec la délégation de Revenues Watch Institute (RWI)

mardi 26 octobre 2010, par Service Communication

Le Secrétaire Permanent de l’ITIE-BF a reçu le mardi 10 août une délégation de « Revenues Watch Institute (RWI), une institution Internationale dont le siège est basé à New York aux Etats-Unis d’Amérique et dont la mission est la promotion de la bonne gouvernance, notamment dans le secteur des industries extractives.

La délégation, composée de Mesdames Page Dykstra, Associé de Programme au siège de l’institution à New York et Evelyne Tsague, Coordonnatrice Régionale pour l’Afrique de l’Ouest, est venue s’enquérir de l’état d’avancement du processus ITIE au Burkina Faso et du degré d’implication de la Société Civile de mise en œuvre.
RWI qui prévoie l’ouverture en 2011 d’un centre régional en Afrique francophone en plus de celui déjà existant au Ghana, est membre du Conseil d’Administration de l’ITIE. Elle apporte un soutien à la Société Civile dans le cadre du renforcement des ses capacités pour lui permettre d’être plus opérationnelle dans ses activités de sensibilisation et de divulgation des informations sur l’exploitation des ressources minières, gazières et pétrolières. Son soutien à la Société Civile se matérialise par un plaidoyer auprès d’autres institutions pour le renforcement des capacités de la Société Civile qu’elle appuie également pour l’élaboration et la mise en œuvre de programmes de formation. L’institution n’appuie pas directement les secrétariats nationaux de l’ITIE mais elle constitue un partenaire stratégique dans la mesure où son soutien à la Société Civile permet de mieux sensibiliser les communautés et d’accroître leur capacité d’analyse des différents rapports ITIE dont elle intervient dans la simplification pour favoriser leur meilleure compréhension par l’ensemble des parties prenantes au processus ITIE. Pour avoir depuis longtemps travaillé aux côtés de l’ITIE et à travers son engagement au sein de la coalition internationale « Publiez Ce Que Vous Payez » en tant que membre actif, RWI a acquis une grande expérience en matière de mise en œuvre diligent du processus ITIE, une expérience qu’elle se dit disposée à partager avec les pays faisant leurs premiers pas dans l’initiative.

En outre, RWI dispose selon Madame Evelyne Tsague, d’un réseau d’experts, qui lui permet d’appuyer techniquement les pays qui le souhaitent, pour des révisions et des reformes politiques minières, particulièrement pour ce qui concerne la négociation de contrats miniers plus transparents, l’amélioration des cadres légaux pour l’application de ces contrats miniers, la gestion et l’utilisation des ressources naturelles.

Après une phase de présentation de RWI par Madame Evelyne Tsague qui a permis de découvrir l’institution, le Secrétaire Permanent de l’ITIE-BF (SP/ITIE-BF) Monsieur Dakar Djiri a pris la parole pour faire aux hôtes, le point sur la mise en œuvre de l’ITIE au Burkina Faso. De son exposé il est ressorti que le Burkina Faso est le trentième pays à adhérer à l’initiative, après 29 autres premiers dont la majorité devait initialement procéder à la validation de leur processus le 9 mars derniers. Mais des contraintes diverses ont amené la quasi-totalité de ces pays à demander une prolongation exceptionnelle (de trois à six mois) par le Secrétariat International de l’ITIE, du délai imparti à la validation de leur processus ITIE. Une mesure que le Président du Conseil d’Administration de l’ITIE Monsieur Peter Eigen et son équipe, ne sont pas prêts à renouveler pour tout autre pays. Pourtant, en raison des difficultés liées au décaissement du don ITIE du Burkina Faso provenant du Fonds Multi donateur logé à la Banque Mondiale, le processus burkinabé a enregistré un retard que le Secrétariat Permanent de l’ITIE-BF travaille d’arrache pieds à combler. Dans cette perspective, le SP/ITIE-BF a insisté sur la nécessité pour le Burkina Faso de déposer son premier rapport ITIE au cours des mois de novembre et décembre, pour espérer être dans le délai qui lui est imparti pour la validation de son processus, fixé au 14 mai 2011. Il s’est ensuite appesanti sur les aspects suivants, relatifs au premier rapport ITIE du Burkina :
sa simplification en termes accessibles afin de le rendre compréhensible et « digeste » ;
sa traduction dans les trois langues nationales du Burkina Faso : Mooré, Dioula, Fulfuldé et la diffusion
la formation des différents groupes cibles : les représentants de l’Administration, des Organisations de la Société Civile, des compagnies minières et les communautés locales pour qu’ils s’en approprient.

A la suite de l’exposé du SP/ITIE-BF, la délégation de RWI a posé d’autres questions en vue de mieux appréhender l’évolution du processus ITIE-BF. Ces questions se rapportent à :
- l’engagement des hauts responsables du Burkina Faso dans la mise en œuvre de l’ITIE-BF notamment à travers une participation effective aux rencontres consacrées à l’initiative au niveau national ;
- l’intérêt que les compagnies minières accordent à l’ITIE-BF
- la contribution de la Société Civile etc.
Concernant ces volets, la réponse du SP/ITIE-BF a été sans équivoque. Toutes les parties prenantes à la mise en œuvre efficiente de l’ITIE-BF sont pleinement et résolument engagées pour la cause.
Pour clore les échanges la délégation de RWI a prodigué des conseils au SP/ITIE-BF par rapport à la nécessité de s’y prendre à temps concernant les activités à entreprendre dans le cadre de la validation du processus ITIE-BF dans la mesure où selon leur propre constat, beaucoup de pays ayant devancé le Burkina Faso dans cet exercice se sont confrontés à des problèmes liés à l’insuffisance du temps accordé initialement au processus de validation qui du reste est complexe et assez long.

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