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Secteur minier au Burkina

La société civile se préoccupe de la bonne gestion des ressources

mercredi 10 novembre 2010, par Service Communication

Avec le renouveau du secteur minier, la société civile veut éviter au pays ce qu’on appelle « la malédiction de l’abondance ».
C’est du moins l’enjeu d’un forum d’information et de communication qu’organise l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives par le biais de l’Organisation pour le renforcement des capacités de développement en vue de suciter le dilogue entre les acteurs sur la gestion de l’activité minière.

"Notre pays, le Burkina Faso est devenu depuis quelques années, un pays minier, et si le potentiel minier existe, il n’en demeure pas moins que les contours de son exploitation restent insuffisamment maîtrisés par l’ensemble des acteurs". C’est par ces mots que le représentant de la société civile, Daniel Da Hien a situé l’objet du forum. Pour lui, dans de nombreux pays, les recettes provenant de la production minière riment avec la pauvreté, les conflits et la corruption. "La transparence des revenus permettra, l’émergence d’un vrai débat sur l’utilisation des revenus et leur affectation aux politiques de développement", a-t-il en outre ajouté.

Le secrétaire général du Ministère de l’économie et des finances (MEF), Daniel Bambara, prenant la parole au nom du ministre de l’Economie et des Finances a rappelé que l’ITIE est une initiative d’envergure mondiale lancée en 2010, lors du sommet mondial sur le développement durable à Johannesburg en Afrique du Sud.

"Le gouvernement du Burkina, mû par la ferme volonté de promouvoir le secteur minier dans toutes ses potentialités, a décidé, le 23 juin 2008, d’adhérer à l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE)" poursuit-il. Il ajoute qu’après avoir mis en œuvre l’ensemble des activités exigées par l’ITIE internationale, le Burkina a obtenu le statut de "pays candidat" le 15 mai 2009, et a entamé le processus de validation devant le conduire au statut de "pays conforme" le 14 mai 2011 au plus tard.

De plus, M. Bambara a indiqué que le présent forum vient à point nommé, car il va servir de cadre d’information d’explication, d’échange, de concertation et de dialogue entre les compagnies minières, les organisations de la société civile, les institutions étatiques, les partenaires techniques et financiers, les élus locaux, les organes de presse, les personnes-ressources et les structures de l’ITIE/BF. Selon lui, ces deux jours d’échanges devraient permettre aux communicateurs, de contribuer à renforcer les connaissances et les capacités des acteurs du secteur minier, en vue de leur participation efficiente et responsable à la phase de validation qui doit aboutir au statut de "pays conforme" du Burkina.

Il faut par ailleurs souligner que des thèmes comme "l’historique de l’ITIE et le processus pour devenir un pays conforme, l’historique et l’état des lieux du secteur minier au Burkina, la participation de la société civile à une meilleure gestion de l’activité minière au Burkina ainsi que l’état des lieux de la mise en œuvre de l’ITIE au Burkina", seront traités au cours du forum.

Avant la fin de la cérémonie d’ouverture, le SG du MEF, Daniel Bambara, n’a pas manqué de remercier tous les partenaires techniques et financiers, notamment l’ambassade de France au Burkina qui a financé l’élaboration du programme de formation pour le renforcement des capacités, ainsi que la mise en œuvre des activités y afférentes.

Raphaël KAFANDO (Stagiaire)
Sidwaya