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Article de presse du journal Sidwaya sur la 3ème session du Comité de Supervision

Faire du Burkina un "pays conforme"

mercredi 2 février 2011, par Service Communication

Le Premier ministre, Tertius Zongo a présidé, le vendredi 21 janvier 2011 à Ouagadougou, l’ouverture officielle de la troisième session du comité de supervision de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives du Burkina Faso (ITIE-BF). L’objectif visé est de faciliter la validation du Burkina au statut de "pays conforme".

La réunion tripartite, regroupant le gouvernement, la société civile et les sociétés minières, a examiné des rapports portant sur les statuts du Burkina comme "pays candidat" et "pays conforme" à l’ITIE.
Il s’est agi aussi, de l’examen du cahier des charges et de l’examen des difficultés à surmonter. De ces échanges, des recommandations et des résolutions devraient être dégagées pour consacrer le Burkina comme "pays conforme", c’est-à-dire un pays "sûr", favorable au climat des investissements. Les ressources minières constituent aujourd’hui, les premiers produits d’exportation du Burkina Faso. Il apparaît donc, indispensable au gouvernement, de prendre des précautions, afin que ces revenus contribuent effectivement à la lutte contre la pauvreté dans notre pays.

Le représentant de la société civile, Daniel Da Hien, tout comme celui du Groupement professionnel des miniers du Burkina, Elie Ouédraogo, a reconnu la nécessité d’une transparence dans la gestion des ressources minières. Tous sont d’accord pour adhérer au mot d’ordre "Publiez ce que vous payez". Aussi, la société civile a invité le gouvernement à publier ce qu’il reçoit. Une démarche qui permettra une utilisation efficiente des fonds pour des politiques de développement.

La nécessité de l’adhésion du Burkina à l’ITIE

Le Burkina fait partie des pays africains riches en ressources naturelles, notamment en ressources minières. Leur exploitation génère des capitaux qui demandent une gestion transparente au bénéfice de tous. Le conseil des ministres du 16 avril 2008 a adopté la création de comités de supervision et de pilotage qui vont permettre l’adhésion de notre pays à l’ITIE. Le 15 mai 2009, il a acquis le statut de "pays candidat", résultat d’un dialogue fructueux entre les parties prenantes, a dit le Premier ministre, Tertius Zongo.
Ce dialogue doit être maintenu à toutes les étapes du processus d’admission du Burkina Faso à l’ITIE. En adhérant à l’ITIE, notre pays s’engage selon le Premier ministre, " A publier et à diffuser de façon régulière, toutes les informations sur les recettes tirées de l’exploitation des industries extractives, ainsi que tous les payements effectués au profit de l’Etat par les sociétés minières". Cette transparence dans la gestion va rehausser la renommée internationale de notre pays, chose qui va attirer des investisseurs.

Depuis lors, il travaille à accroître ses chances de se hisser au rang de "pays conforme".
La date butoir est fixée au 14 mai 2011. Le Premier ministre a donc invité les parties engagées à un dialogue franc, ce qui aidera à surmonter les difficultés. Cette session doit parachever les démarches entamées pour remplir les conditions exigées par l’ITIE qui demande une plus grande transparence dans la gestion des recettes minières. L’ITIE-BF entend utiliser tous les moyens de communication pour plus de visibilité. D’où la création d’un site web : [1]dont le lancement a été effectué par le chef du gouvernement.

Habibata WARRA


Qu’est-ce-que l’ITIE ?
L’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) a été lancée en 2002, par le Premier ministre britannique, Tony Blair, au sommet mondial sur l’environnement et le développement durable à Johannesburg en Afrique du Sud. Elle vise à améliorer la transparence et la responsabilité des pays riches en ressources naturelles.
Aussi elle permet au pays adhérent de renforcer le contrôle et la perception des recettes minières et d’améliorer son climat d’investissement. Eviter le phénomène de la "malédiction des ressources naturelles", en faisant des fonds dégagés, un véritable moteur de croissance. Ce qui va instaurer la confiance entre les populations et les sociétés d’exploitation, condition indispensable pour la paix et la stabilité d’un pays. L’ITIE est une norme internationale de bonne gouvernance dans le secteur des industries extractives.

H.W.