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Renforcement des capacités des parties prenantes de l’ITIE-BF

Article de presse du quotidien électronique "Lefaso.net"

mardi 15 mars 2011, par Service Communication

Renforcements des capacités des parties prenantes de l’ITIE-Burkina Faso : Déjà des acquis pour les acteurs de la société civile

Dans le processus national de l’Initiative pour la Transparence des Industries extractives (ITIE), un important programme est consacré au volet renforcement des capacités sur lequel chacun des 3 principaux acteurs (Etat, acteurs de la société civile et sociétés minières) se doit de jouer sa partition pour un aboutissement heureux du projet.

Du côté des acteurs de la société civile, l’on semble déjà avoir pris à bras –le-corps la question qui a fait l’objet le 11 mars dernier à Ouagadougou d’une conférence de presse. En effet, la société civile à travers l’ONG ORCADE a élaboré un plan d’actions y relatif et qui est en train d’être mis en œuvre depuis quelque temps. Et à ce jour, plusieurs actions peuvent être mises à son actif.

L’on peut citer la présente conférence de presse qui marque en même temps le lancement de la campagne d’information et de sensibilisation sur l’ITIE-Burkina Faso pour une meilleure gestion des revenus de l’exploitation de l’or dans le pays.

Avant, il y a eu l’organisation, en novembre 2010, d’un forum d’information et de communication sur le processus ITIE. La rencontre, qui avait réuni une centaine de délégués, a permis aux participants de se familiarisés avec le contexte, les principes, les critères, les opportunités, le processus de validation et d’évaluation de l’ITIE ; de faire connaître le secteur minier au Burkina ; notamment son historique, l’état des lieux, l’activité minière proprement dite, et de favoriser la participation effective de la société civile et des élus nationaux et locaux.

Par la suite, est intervenue la tenue d’une session de formation de traducteurs en langues locales au profit d’une quinzaine de personnes venues d’organisations de la société civile dont 6 issues de 6 sites miniers (Youga, Mana, Inata, Kalsaka, Essakane, Taparko). En outre, des ateliers ont été organisés sur les 6 sites miniers pour faire connaître le processus ITIE aux acteurs locaux, le rôle des différents acteurs dans le processus, ainsi que l’activité minière au Burkina Faso et la participation de la société civile et des élus à une meilleure gestion du secteur minier.

Bref, il s’est agi, au cours de ces ateliers, de renforcer les capacités des acteurs au niveau local en vue de leur contribution au processus de validation du Burkina comme « Pays conforme ».

Pour l’avenir, les initiatives vont se poursuivre. En tout cas, c’est ce qu’ont laissé entendre les conférenciers : Moses Kambou, secrétaire exécutif de l’ORCADE ; Jonas Hien, secrétaire exécutif intérimaire de l’ORCADE ; Kimségninga Savadogo, responsable de l’Information et de la Communication au Secrétariat permanent de l’ITIE-BF ; Françoise Zouré, chargée du renforcement des capacités au SP/ITIE-BF et Sibssaga Ouédraogo.

Ainsi, il est envisagé, si ce n’est déjà fait, la réalisation et la diffusion d’émissions radiophoniques à l’intention des populations (auditeurs) des zones des sites miniers ; la production et la diffusion d’une plaquette d’information sur l’ITIE-BF ; la publication de numéros spéciaux du Bulletin d’information et de communication de l’ONG ORCADE et sur le processus ITIE-BF ; et bien d’autres initiatives. Mais, en attendant, les acteurs de la société civile ont fait des constats sur le terrain.

Il s’agit de l’accueil de l’ITIE par les populations et les autorités rencontrées ; de la participation des compagnies minières aux activités. A ces constats heureux, il faudrait ajouter quelques points de préoccupations qui méritent d’être gérés par qui de droit. C’est par exemple, les nuisances de tous ordres sur les communautés riveraines ; la non tenue d’engagements pris par des compagnies minières visant à réaliser des infrastructures socioéconomiques ; le manque de transparence dans la gestion des taxes superficiaires ou encore l’utilisation abusive des eaux de barrage dans certains sites au détriment des populations.

Grégoire B. BAZIE
Lefaso.net