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SEM Yacouba Isaac Zida Premier Ministre du Burkina Faso

Transition dmocratique au Burkina Faso La bonne gouvernance gagne du galon

lundi 30 juillet 2012, par Service Communication alpha

Les nouvelles autorits mise en place suite linsurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 au Burkina Faso, travers plusieurs dclarations, faits et gestes, ont pris la rsolution de mener une lutte sans merci contre la corruption, les dtournements, la gabegie et de travailler pour une pleine restauration de la bonne gouvernance dans tous les secteurs dactivits.

Pour son enttement modifier la constitution en son article 37 (article limitant le nombre de mandats prsidentiels deux), pour se maintenir vie au pouvoir et pour les nombreuses tares dcries au niveau de la gestion au quotidien, du dfunt gouvernement, lex-prsident du Faso, Monsieur Blaise Compaor et son rgime ont t bouts hors de touche le 31 octobre 2014, lissue dune insurrection populaire.
Aprs ce balayage populaire de lancien rgime, le peuple burkinab sest librement choisi de faon consensuelle, un nouveau Prsident de la rpublique qui a nomm un nouveau Premier ministre qui, son tour a form un nouveau Gouvernement, prt aller au charbon, pour corriger les drives de ce qui pourrait tre appel le clan Compaor頻.
A la tte de ce nouveau Gouvernement, le Premier ministre Son Excellence Monsieur Yacouba Isac Zida, qui, dun ton ferme, se dit dtermin poser les bases et fondements dune nouvelle gouvernance emprunte de rigueur et de transparence pour le Burkina Faso.
A cet effet, les nouvelles autorits se sont engages donner elles-mmes le bon exemple. Pour la premire fois au Burkina Faso, le Prsident, le Premier ministre, les Ministres, les personnes qui seront la tte des institutions, sont soumis lobligation de faire la dclaration de leurs biens et cela sera publi au journal officiel. Cela revient dire que le citoyen lambda saura en toute transparence, ce que les responsables en charge de la gestion de lEtat au plus haut niveau, possdent en termes de biens matriels et immatriels leur entre et leur sortie des institutions dont ils ont en charge la gestion. Si toutefois il y a une diffrence entre les biens lentre et la sortie, il faudra que ces diffrents responsables apportent aux citoyens la justification (une sorte de conciliation des biens lentre et la sortie de leur fonction, telle que lITIE le prconise entre les dclarations des socits extractives et celles de lEtat).
Ds lors, on comprend que sil y a des manquements dans la gestion du bien commun, des poursuites seront engages contre les fautifs. Les autorits de la transition sont fermes sur les questions de transparence et de bonne gouvernance. Elles ont dclar leur intention de renforcer le systme de contrle et sanctionner les auteurs de malversation avec la plus grande fermet.
Cette annonce de mesures fortes, arrive comme un salut pour les contribuables burkinabs parmi lesquels ils taient nombreux ceux qui pensaient quil ne sert rien de mettre en place des institutions qui exercent un travail de contrle de la gestion de la chose publique et dont les rsultats des travaux de recherche et dinspection, dorment dans des tiroirs.
Dj au niveau de la composition du gouvernement, SEM Yacouba Isac Zida est all puiser les comptences (ressources humaines) quil faut, dans toutes les rgions du Burkina Faso. Par la suite, il a pris le soin de faire diligenter sur ces personnes, des enqutes de moralit par la gendarmerie nationale. Nos ministres ont fait lobjet denqutes de moralit et cela est un signal fort qui suscite de lespoir quant loption des nouvelles autorits dinstaurer une nouvelle re de gestion emprunte de transparence et de bonne gouvernance.
Le Premier Ministre la lui-mme dit : le poisson pourrit par la tte ; lorsque ceux qui sont la tte du pays sont des personnes corrompues, vous ne pouvez pas dire ceux qui sont avec vous de ne pas pratiquer la corruption ; lorsquon va assainir au niveau des pratiques mmes du gouvernement et de certains responsables de lEtat, ce sera automatique au niveau de la base ; aprs cela, sil y a quelquun qui veut dfier lautorit, on prendra les mesures qui simposent.
Pour sa premire sortie mdiatique, SEM Isac Zida a annonc les couleurs. La justice va travailler avec la police et la gendarmerie pour traquer les corrompus. Elles seront aux trousses des anciens dignitaires ayant commis des malversations financires. La traque desmalfrats se fera aussi sur la base de dnonciations car selon le chef de lexcutif, la majorit des citoyens burkinabs condamnent les pratiques de corruption.
Dans cette chasse aux malfrats, personne ne sera pargne, en croire le Premier ministre qui a affirm : si la justice estime quun haut cadre, y compris moi-mme, est cit dans une affaire en justice, il doit dmissionner et aller y rpondre ; personne nest au-dessus de la loi.

Cette dclaration va-en-guerre du Premier ministre contre le flau de la corruption et pour instaurer la bonne gouvernance comme nouvelle mode de gestion des affaires de lEtat, a t suivie dactions concrtes. Ds les premires heures de linsurrection populaire, les autorits de la transition ont crit toutes les institutions financires, leur demandant de geler les comptes des hauts responsables de lanciens rgime, souponns indlicats.
Le Premier ministre qui assurait dans les premires semaines de linsurrection populaire, le rle de chef de dEtat, a eu recevoir les directeurs gnraux des socits dEtat pour les inviter observer les rgles de bonne gestion, respecter absolument lorthodoxie financire.
Aprs ces consignes, une circulaire a t adresse aux secrtaires gnraux des ministres pour interdire les diffrents paiements afin quil ny ait pas de manipulations. Tout paiement devait tre soumis une autorisation au pralable.

Dans sa feuille de route, le gouvernement de la transition a inscrit la ralisation daudits dans les structures tatiques. Pour ce faire et avant mme la mise en place de ce gouvernement, plusieurs bureaux de ministres, de Directeurs Administratifs et Financiers (DAF) ont t mis sous scell pour viter quil ny ait des jeux dcriture pendant la priode de crise et pour permettre aux nouveaux ministres nommer et aux enquteurs davoir accs aux documents relatifs aux diffrentes oprations financires des responsables de lancien rgime.
Toujours dans le souci de combattre la mauvaise gouvernance, les nouvelles autorits ont pris la dcision dassainir le secteur des mines afin de donner plus dassurance aux investisseurs. A ce niveau galement, un audit sera ralis pour confirmer ou infirmer les soupons de passe-droits et de gestion opaque qui se seraient pratiqus dans ce domaine stratgique pour le dveloppement conomique et social du pays. A ce propos, le Premier Ministre est on ne peut plus clair : le secteur minier, qui est un pilier de notre conomie, doit vritablement profiter tous les Burkinab. Nous allons regarder de prs pour voir sil faille revoir des contrats, annuler des licences ou des concessions et les redistribuer dans des conditions transparentes.

Dans la foule, il est prvu ladoption dune loi anti-corruption pour permettre aux juridictions de pouvoir poursuivre tous ceux et celles qui pratiquent ou qui sadonnent la corruption.

Au regard des dclarations et engagements des plus hautes autorits combattre la corruption, la mauvaise gestion des deniers publics et en attendant que le chef du Gouvernement ne se prononce spcifiquement sur la mise en uvre du processus de lInitiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) au Burkina Faso, il nest point exagr daffirmer que la Bonne gouvernance gagne du galon dans notre pays.