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Compte rendu de la rencontre avec la dlgation du FMI

mardi 26 octobre 2010, par Service Communication alpha

Le lundi 29 mars 2010, sest tenue dans la salle de runion du Ministre Dlgu auprs du Ministre de lEconomie et des Finance, charg du Budget, une rencontre de concertation entre la dlgation du Fonds Montaire International (FMI) et le Secrtaire Permanent de lInitiative pour la Transparence des Industries Extractives du Burkina Faso (ITIE-BF).

Venus au Burkina dans le cadre de la 6ime revue du programme soutenu par la Facilit pour la Rduction de la Pauvret et la Croissance (FRPC), les membres de cette dlgation ont voulu cette rencontre avec le premier responsable du Secrtariat Permanent de lITIE-BF pour mieux sinformer sur cette structure. Il sest agit pour eux de collecter les informations par rapport :
au Bilan de mise en uvre de lITIE-BF ;
ltat dexcution du plan dactions du Burkina Faso, pour lobtention du statut de Pays Conforme lITIE International ;
aux perspectives du Secrtariat Permanent de lITIE-BF (SP/ITIE-BF) pour la priode 2010-2013 ;
Aux diffrentes taxes appliques aux entreprises minires oprant au Burkina Faso ;
Aux donnes sur les importations des entreprises minires prsentes au Burkina Faso ;
Aux investissements massifs des entreprises minires au Burkina Faso au cours de la priode 2009 ;
Aux cots de production et de transport des minerais.

A travers une srie de questions-rponses, la dlgation du FMI, qui a reu de la documentation avant ladite rencontre, a voulu savoir au del de lITIE-BF, comment volue le secteur minier burkinab. Cette foi-ci les envoys du FMI ont cherch savoir si depuis leur dernire mission au Burkina, les donnes en matire de potentialits minires du pays ont chang et si toute fois il existe de nouveaux paramtres prendre en compte dans la description de ce secteur dactivit. De mme, ils ont tenu porter une attention particulire sur le cuivre, de zinc et le manganse, ainsi que les opportunits dinvestissement que peuvent prsenter ces gisements.
Concernant les donnes minires, le Directeur Gnrale des mines et de la gologie a communiqu les derniers chiffres sur la production minire au Burkina. Ainsi les prvisions qui taient de 11 tonnes dor ont t dpasses et on se retrouve aujourdhui avec une production de 12,149 tonnes dor.

Au sujet du manganse, il ressort des discussions que grand gisement de Tambao na pas encore trouv un investisseur cause de la complexit de la question de logistique pour le transport de la production. A lheure actuelle, il nya que la petite mine de Kir dont lamnagement est en phase terminale. Il est prvu loprationnalisation effective de cette mine, une production de lordre de 60.000 tonnes de manganse par an et pendant dix (10) ans. Le transport de cette production vers la capitale pour exportation devrait seffectuer par la route.

Pour le cas de Tambao, on est toujours en attente de la ralisation du chemin de fer Ouagadougou-Tambao qui est une option du gouvernement, mais qui incombera linvestisseur. Il a t not que le cours mondial du manganse est actuellement la hausse avec surtout une trs forte demande provenant de la Chine et de lInde.
Quant au zinc, il ressort que les travaux de construction du sous sol de la mine de Perkoa qui taient momentanment arrts, ont repris et on a lespoir quen fin 2011, on pourra commencer lexploitation.
Enfin en ce qui concerne le cuivre, un important potentiel a t dcouvert dans la rgion de Gaoua et des tudes de faisabilit sont en cours pour aboutir son exploitation. Du reste, un permis dexploitation est attribu un oprateur qui a dj effectu un investissement sur le terrain.

Le grand intrt que les membres de la dlgation accordent au domaine minier burkinab se justifie selon eux par le fait que ce secteur dactivit apparat aujourdhui comme une star avec un volume dinvestissement trs important. Cest galement un secteur de cration demploi contribuant ainsi rsorber en grande partie le chmage des jeunes.

Mais aux dires des membres de la dlgation, certains responsables dONG quils ont rencontrs dans le cadre de leur mission au Burkina, ont laiss entendre que la production minire ne profite pas au pays et aux communauts locales. Ces mmes responsables dONG pointent un doigt accusateur sur certaines activits des socits extractives qui, selon eux, ne respectent pas lenvironnement.
A ce niveau, il a t annonc la rvision dans un futur proche, du code minier du Burkina, un document conu depuis 1996. Le calendrier de conception de ce nouveau code minier est en place et le consultant en charge de cette tude est dj identifi. Il aura 45 jours pour effectuer le travail et on espre que dici la fin juillet 2010, il pourra dposer les conclusions de ses travaux pour que des personnes nanties de comptence et dexprience dans les questions minires, puissent se pencher l-dessus en atelier. Dans cette rvision, il sera pris en compte des aspects comme la restauration aprs lexploitation minire, le traitement des dchets chimiques et la prise en compte des intrts des populations locales.

Dj il faut noter quen prlude la mise en production de toute mine, des tudes dimpacts environnementaux sont exiges. Une des exigences auxquelles les socits minires en phase dexploitation font face est le dpt pralable de fonds pour la restauration de lenvironnement, la fin des oprations dexploitations. Ces fonds doivent alimenter un fonds fiduciaire log au sein de la Banque Centrale des Etats de lAfrique de lOuest (BCEAO). Certes ce mcanisme nest pas encore au point, mais dores et dj des dcrets obligeant les investisseurs apporter des contributions pour alimenter ce fonds, existent.

Pour les perspectives pour la priode, on retiendra qu lhorizon 2013, les prvisions sont de lordre de 25.000 tonnes dor. Le cours mondial de lor tant trs lev en ce moment, cest presque la course contre le temps pour les entreprises minires en gnral et celles exerant au Burkina Faso en particulier.

Le Secrtaire Permanent de lITIE-BF a port la connaissance des membres de la dlgation du FMI, quaprs lobtention du statut de Pays Candidat par le Burkina Faso, les choses nont vritablement pas boug au rythme voulu faute de la disponibilit temps des moyens financiers ncessaire la mise en uvre des activits programmes. Le dblocage des fonds accords par la Banque Mondiale pour le financement des actions de communication, de formation et de collecte ainsi que de rconciliation des flux financiers entre lEtat et les industries extractives, tarde se concrtiser, provocant du mme coup un retard dans lexcution des activits du SP/ITIE-BF. Mais dans un lan doptimisme, le Secrtaire Permanent de lITIE-BF a laiss entendre que si dans le mois davril on arrivait entrer en possession de laide de la Banque Mondiale, il y aura aucun doute que les activits programmes seront excutes dans les dlais requis dans la mesure o selon lui, neuf (9) mois suffisent pour la collecte et la rconciliations des donnes par le consultant indpendant qui sera recrut trs prochainement et pour lexcution des autres activits de formation et de communication par le SP/ITIE-BF.

Il a souhait que toutes les parties prenantes lInitiative savoir la socit civile, les communauts en gnral, les socits minires et les administrations concernes, simpliquent davantage dans la bataille pour faire du Burkina Faso un Pays Conforme lITIE . Selon lui, la mise en uvre de lITIE est un mcanisme complexe et les difficults inhrentes cela nest pas seulement connu par le processus burkinab. En effet neuf (9) pays africains devaient valider leurs processus ITIE le 09 mars dernier mais tous ont enregistr des retards dexcution de leurs programmes dactivits. Par consquent, ces pays ont introduit auprs du Secrtariat Excutif de lITIE Internationale, une demande dextension du dlai qui leur est accord pour la validation de leur processus ITIE. Seuls deux pays ce jour, acquis le statut de Pays Conforme : lAzerbadjan qui disposait des moyens financiers suffisants pour la mise en uvre de son processus et le Libria o le processus ITIE tait sous la responsabilit directe de la prsidente actuelle du pays, Ellen Shirleef Johnson qui sest personnellement pour faire avancer la mise en uvre des activits programmes en vue de lobtention de ce statut.

Les membres de la dlgation du FMI ont aussi insist sur la ncessit de la cration et de la mise en uvre du site Web de lITIE-BF afin que lensemble des citoyens burkinab notamment ceux qui en ont accs puissent disposer de linformation essentielle sur la production minire, quils puissent savoir quil y a une redistribution des retombes financires de lexploitation minire au Burkina. Ceci permettra selon eux de dissiper les zones dombre car avant tout, les populations doivent bnficier de lexploitation de leurs ressources naturelles et les compagnies minires devraient quant elles aussi, rcuprer leurs fonds investis avec une marge bnficiaire. Tous ont reconnu que dans le secteur minier, il ny a pas duvre de charit de la part des industries extractives qui sont avant tout dans le monde des affaires.