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Participation l’atelier d’ORCADE

mardi 26 octobre 2010, par Service Communication alpha

Compte rendu de latelier dinformation et de partage dexpriences sur les industries extractives, organis par lOrganisation pour le Renforcement des Capacits de Dveloppement (ORCADE)

Introduction

LONG ORCADE a organis dans la matine du samedi 08 mai lOffice de Dveloppement des Eglises Evangliques (ODE) sis la Zone du Bois Ouagadougou, un atelier dinformation et de partage dexpriences sur les activits des industries extractives du Burkina Faso, au profit de journalistes, de reprsentants dorganisation de la socit civile et de structures tatiques uvrant dans le domaine minier.
Le Secrtariat Permanent de lInitiative pour la Transparence des Industries Extractives du Burkina Faso (SP/ITIE-BF) qui a t invit cet atelier a t reprsent par le Charg de lInformation et de la Communication.
Deux reprsentants de la socit civile du Niger ont galement pris part la rencontre.

Objectif

Les objectifs de la rencontre taient de permettre aux participants de :
connatre le fonctionnement des compagnies minires et la gestion des oprations minires par les compagnies minires ;
partager des expriences sur les oprations minires ;
connatre les opportunits quoffrent les industries extractives ;
recueillir la perception des participants sur les industries extractives.
Contexte et justification
Lorganisation de cet atelier est parti dun constat selon lequel, les conditions de vie des populations de zones minires ne samliorent pas malgr lexploitation de lor qui aux yeux du commun des mortels permet dengranger des devises importantes et devrait en principe permettre de booster lconomie et la qualit de la vie au plan local.
LONG ORCADE, qui est galement tte de file de la coalition nationale sur les mines (Min Alerte), estime quen plus des nuisances (bruit, poussire, pollution deau, occupation des terres cultivables, dgradation dangereuse de lenvironnement, atteinte aux bonnes murs avec le dveloppement de certains flaux tels la prostitution, prolifration des stupfiants, etc., il ya une opacit dans la gestion des activits minire au Burkina.
Do limportance pour cette structure de la socit civile dorganiser des rencontres du genre, pour engager des changes et susciter des dbats sur la question des industries minires au Burkina Faso en vue de mieux faire apprhender ce secteur dactivit par lensemble des citoyens du pays. Cest la raison pour laquelle les organisateurs de latelier ont notamment cibl les hommes de mdias qui constituaient la majorit des participants, pour permettre ce professionnels du traitement et de la dissmination de linformation, de pouvoir simprgner de lactualit dans le secteur minier et de servir de relais pour la sensibilisation du reste des populations du Burkina.

Menu de la rencontre

Au menu de la rencontre, deux communications portant respectivement sur :
lamnagement dune mine et la gestion des communauts locales ;
la restitution des travaux de rencontres similaires organises Bamako et Sikasso au Mali, rencontres auxquelles des reprsentants de lONG ORCADE ont pris part.

Informations gnrales

Cette rencontre fut une occasion pour ses organisateurs, de raffirmer lessor de la production minire dans notre pays. Lor produit au Burkina occupe dsormais la premire place dans le rang des produits dexportation. En 2009, lor jaune a devanc l or blanc (le coton) avec un cumul dexportation qui se chiffre environ 177 milliards de nos francs.

Amnagement dune mine et la gestion des communauts locales

Dune manire gnrale, les mines dont la dure de vie, est comprise entre 7 et 15 ans, sont relativement bien reparties dans les rgions du Burkina.
Lexploitation industrielle de lor est une source de stimulation des conomies locales et dont la gestion implique plusieurs parties prenantes savoir : les communauts locales ainsi que les autorits coutumires, administratives et communales, qui se disputent souvent les rles dinterlocuteurs cls. Elle peut mme souvent constituer un foyer de tentions sociales quand la mine est situe cheval entre plusieurs provinces, communes ou villages. Ce problme est plus crucial surtout quand il sagit de faire face un dplacement de populations. La mine dEssakane qui a un standing international a eu grer le dplacement denviron 12.000 personnes. Dans un tel contexte, la communication doit tre de mise. En gnral, les compagnies minires font recours plusieurs procdures, pour communiquer et entrer en communion avec les populations locales. Il sagit entre autres des assembles gnrales, des audiences publiques, des groupes de discussions, des entrevues, des runions, des consultations diverses etc.
La protection de lenvironnement est aussi un sujet proccupant pour les communauts vivant dans les zones dexploitation minire. En la matire, toutes les compagnies minires oprant au Burkina ont chacune labor et sefforcent de mettre en uvre, des tudes sur limpact environnemental de lexploitation minire.

Expriences du Mali et du Niger

La deuxime communication tait axe sur les bonnes pratiques des compagnies minires maliennes. Ainsi, on note quau Mali, les compagnies minires notamment celles qui sont en phase dexploitation de luranium versent annuellement aux communes abritant les installations de ces mmes compagnies, des contributions financires de lordre de 500.000.000 de francs CFA. Lquipe dORCADE qui a effectu le voyage au Mali, fait remarquer que dans ce pays, il ya une grande ouverture desprit du ct des acteurs des grandes compagnies minires qui collaborent grandement avec les populations locales et qui sont prtes partager linformation sur lensemble de leurs activits minires. Les contrats qui lient les compagnies minires lEtat malien sont publis au journal officiel de ce pays. Des rencontres priodiques sont organises et regroupent les acteurs des compagnies minires et les populations locales. On note par ailleurs lorganisation annuelle de deux foras avec la presse pour dvoiler toutes les transactions financires opres par les industries extractives. Les radios communautaires sont galement beaucoup sollicites pour la diffusion des informations et les journaux relatent des communiqus de presse faisant lcho des contributions financires verses par les industries extractives lEtat malien. Les contributions financires verses lEtat malien par les compagnies minires seraient de lordre de 20 milliards de francs CFA par mois.
A loppos de ces actions tous azimuts pour assurer la transparence dans lindustrie extractive au Mali, les responsables de ORCADE ont fait tat dune opacit dans la gestion de lactivit minire au Niger voisin o prs de 1500 permis dexploitation minires ont t attribus ou vendus par disent ils des personnes trs haut places dans ladministration nigrienne. Le Ministre nigrien des Mines qui devrait logiquement soccuper de loctroie de ces permis dexploitation a t mis lcart, les plus hautes autorits au moment des faits, ayant choisi de traiter directement en personne avec les compagnies minires.
Pour ce faire, les organisations de la socit civile se sont mobilises et mnent actuellement un combat pour faire la lumire sur loctroie des permis dexploitation minire au Niger

La situation au Burkina

Abordant la situation qui prvaut au niveau du secteur minier au Burkina, les acteurs de ORCADE font galement tat de labsence dune transparence dans loctroie des permis dexploitation, dune certaine opacit dans la gestion des contrats qui lient les socits dexploitation minire lEtat burkinab et de lutilisation de produits chimiques dangereux sur les sites aurifres. Ils tirent sur la sonnette dalarme et prviennent que lutilisation du cyanure par exemple est trs nuisible pour la sant de lhomme et destructrice de la faune et de la flore. Ce produit prohib contribue galement polluer les nappes phratiques. Des aspects ngatifs lis lexploitation dor tels les problmes fonciers avec la dpossession des agriculteurs de leurs terres de culture et/ou de pturage, la dgradation des ressources environnementales, la dlinquance conscutive la prolifration et la consommation des stupfiants sur les sites, la prostitution et aussi les crises alimentaires rsultant de labandon de lagriculture au profit de lorpaillage.

Ces informations seront nuances avec les interventions des uns et des autres dans la srie des questions et rponses.
Le Directeur Gnral des Mines, de la Gologie et des Carrires, fera comprendre que le secteur minier est un domaine nouveau et source despoir naissant qui ncessite que lensemble des acteurs savoir lAdministration, les Organisations de la Socit Civile et les Socits Minires mettent en commun leurs efforts pour faire de cette activit un levier du dveloppement du pays et du bien tre des populations burkinab. Dans cette perspective, il est prconis des actions de sensibilisation pour une exploitation des minerais dans un climat apais.

Concernant limpact de lactivit minire sur les ressources environnementales, il a t reconnu quil est difficile voire impossible de mener des actions de dveloppement de quelle que nature que ce soit sans blesser lenvironnement. Ce phnomne nest donc pas typiquement li au secteur minier et lessentiel consiste prendre conscience de lampleur du problme afin dy remdier.
Quant aux rapports que les socits minires entretiennent avec lEtat burkinab, il est fait mention que celles-ci viennent au Burkina dans un cadre lgal et sur la base dune politique et dune stratgie de dveloppement du secteur minier qui les attirent. Il sagit en particulier du code minier labor en 2004 et dont les textes de loi ont t conus en tenant compte des proccupations des populations burkinab.

Nanmoins, on relve quelques insuffisances au niveau de ce document formalis bien avant la communalisation intgrale de notre pays en 2006 do la ncessit de le rviser pour permettre aux diffrentes communes burkinab qui abritent des site dexploitation minire de mieux bnficier des retombes de cette activit travers notamment une bonne rpartition des recettes perues entre le niveau central et les entits dcentralises. Il appartiendra donc aux autorits communales de ne pas rater lopportunit de cette rvision annonce du code minier.
Limplication de tous pour le dveloppement du secteur minier et partant des rgions abritant les sites aurifres, est ncessaire et il ne faut pas laisser linitiative de dveloppement des communes aux seules socits minires. Le dveloppement communal doit tre pens et organis par les acteurs au niveau local, qui doivent dabord sorganiser avant de travailler par la suite pour une implication des acteurs des socits minires.

Srie des questions rponses

Beaucoup de questions ont t poses et concernent :
-  la manire dont les contrats miniers sont conclus au Burkina Faso ;
-  le dplacement des populations des zones concernes par lexploitation minire ;
-  la restauration de lenvironnement aprs la fermeture de la mine ;
-  la gestion des quipements la fin de lexploitation minire ;
-  les types de minerais en exploitation au Burkina Faso ;
-  la protection des valeurs et espaces culturels ;
-  la gestion du phnomne de pollution ;
-  la problmatique de lorpaillage considr comme un mal tolr .

Conclusion

Des discussions, il ressort que les ministres des mines, des carrires et de lnergie ; de lconomie et des finances ; de lenvironnement et du cadre de vie et du travail et de la scurit sociale, font convenablement leur travail pour faire du Burkina Faso, un pays minier o lextraction et la vente des minerais profitera tous. Il est prcis que les portes de ladministration sont ouvertes et les informations sur le secteur minier disponibles.